Flash
🇨🇮 CAN 2026 · Côte d'Ivoire 2-1 Égypte — En demi-finales ! 🌍 Sommet UA 2026 · Accord historique libre circulation 55 pays 💰 ZLECAF · 100 milliards échanges intra-africains franchis 📚 Nobel · Chimamanda Adichie sacrée Prix Nobel de Littérature 🇨🇮 CAN 2026 · Côte d'Ivoire 2-1 Égypte — En demi-finales ! 🌍 Sommet UA 2026 · Accord historique libre circulation 55 pays 💰 ZLECAF · 100 milliards échanges intra-africains franchis 📚 Nobel · Chimamanda Adichie sacrée Prix Nobel de Littérature
Instagram Facebook YouTube Twitter LinkedIn WhatsApp
S'abonner
Breaking · Santé ★ À la une

5ième Congrès de la santé publique :la perspective de produire des vaccins, des réactifs et des produits pharmaceutiques locaux au cœur des priorités

26 July 2026 3 min 8 vues
Partager
5ième Congrès de la santé publique :la perspective de produire des vaccins, des réactifs et des produits pharmaceutiques locaux au cœur des priorités

26-7-2026-Afrique Univers Les crises sanitaires n’attendent pas. Pour mieux y faire face, l’Afrique de l’Ouest doit renforcer, dès maintenant, ses dispositifs de prévention et de riposte à travers des systèmes de santé plus solides et résilients. C’est l’appel lancé, mercredi 22 juillet 2026, par Dr Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO.

Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence inaugurale qu'il a animée à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan-Adjamé, en prélude à la cérémonie officielle d’ouverture du 5ième Congrès de la santé publique de Côte d’Ivoire (CSPCI), qui tenu du 22 au 24 juillet 2026 autour du thème ‘’Nos environnements et notre santé’’.

Placée sous la thématique ‘’Urgences sanitaires dans des pays aux ressources limitées : défis, réponses et perspectives pour des systèmes de santé résilients’’, cette conférence inaugurale a permis au responsable régional de dresser un état des lieux des principales menaces sanitaires et de proposer des pistes pour mieux y répondre.

Docteur Mamadou Diarrassouba a souligné la nécessité pour l’Afrique de songer à son autonomie sanitaire, si elle aspire à une gestion plus efficace de ses urgences sanitaires. L’une des pistes, selon lui, est la réduction de sa dépendance dans le domaine pharmaceutique. « L’Afrique doit se réveiller. Nous devons produire nos propres vaccins, nos réactifs et nos produits pharmaceutiques afin de faire véritablement la différence », a-t-il souhaité.

 Pour lui, en effet, les urgences de santé publique ont radicalement changé au cours de ces dernières années. Elles sont devenues plus complexes et plus difficiles à gérer.

« Les urgences sanitaires actuelles nécessitent une approche coordonnée impliquant plusieurs secteurs », a-t-il indiqué. Il a cité quatre grandes catégories d’urgences. Il s’agit des épidémies, notamment Ebola, la dengue et le choléra. Il a aussi évoqué les pandémies, comme la Covid-19.

À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles et environnementales. Les inondations, les éboulements et les pollutions chimiques en font partie. Les conflits armés constituent également une menace importante. Ces crises fragilisent davantage les systèmes sanitaires déjà vulnérables. Pour le responsable régional, la réponse ne peut plus être uniquement médicale.

Docteur Mamadou Diarrassouba a relevé plusieurs facteurs favorisant l’apparition des crises. Il a cité l’urbanisation rapide, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Il a également évoqué les mouvements transfrontaliers, les effets du changement climatique et les interactions entre l’homme, l’animal et l’environnement.

Sur la gouvernance sanitaire, il a pointé plusieurs insuffisances. « Nous observons une fragmentation institutionnelle avec plusieurs ministères et agences qui interviennent sans toujours disposer de mécanismes de coordination suffisants », a-t-il déploré. Il a aussi insisté sur le déficit de leadership, la faible coordination multisectorielle et le manque de suivi des plans adoptés.

Concernant le financement, Dr. Diarrassouba a appelé les États à augmenter leurs investissements, d’autant plus que chaque crise coûte beaucoup plus chère, lorsque le système n’est pas préparé. Au niveau régional, il a présenté les six priorités de la CEDEAO. Elles concernent la surveillance sanitaire, les laboratoires, les ressources humaines et le financement durable.

 Ange Kouamé 


Tags : Santé
À lire aussi
Commentaires
Soyez le premier à commenter
Laisser un commentaire
Votre email ne sera pas publié. Commentaire soumis à modération.