5-4-2026-Réunis en Congrès, le samedi 4 avril 2026, l’Assemblée Nationale et le Sénat se sont prononcés en faveur de la création d’un poste de vice-président doté d’un rôle clef dans la succession présidentielle. Malgré les observations de l’opposition, ce projet de loi modifiant des dispositions de la Constitution a été adopté.
200 voix contre 18 et 4 bulletins nuls ont sanctionné le vote des 222 votants à partir des choix entre des bulletins vert, pour le « oui », rouge pour le « non » et jaune pour le « nul ». Ce qui a permis l’adoption de la révision constitutionnelle.
Le texte a été défendu devant la commission spéciale par le Ministre de la Justice, Laurent Esso qui, devant le Congrès, a rappelé que le Président de la République était conscient de sa responsabilité devant l’histoire et qu’il cherchait à résoudre ainsi un problème de fonctionnalité en harmonisant le fonctionnement de l’Etat au plus haut niveau.
Le Ministre du Travail, Grégoire Owona, également Secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), abonde dans le même sens pour déclarer que l’objet de cette révision est d’entraîner une gouvernance plus harmonieuse et plus dynamique de l’Etat. Car, a-t-il soutenu, elle contribue à stabiliser la période des élections présidentielles et renforcer la continuité institutionnelle qui devient plus sereine. « Elle améliore, en outre, la gestion des transitions présidentielles qui seront plus aisées, plus prévisibles, moins coûteuses », a-t-il ajouté.
Abdoul Kader Soumahoro