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Entretien-Menace de grèves des enseignants-chercheurs / Dr Yéo Kanabein Oumar (Coordonnateur général de l’UNAS) : ‘’Quand on est assis à la table des négociations, il est malsain de faire la grève’’

23 March 2026 4 min 36 vues
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Entretien-Menace de grèves des enseignants-chercheurs / Dr Yéo Kanabein Oumar (Coordonnateur général de l’UNAS) : ‘’Quand on est assis à la table des négociations, il est malsain de faire la grève’’

23-3-2026-L’Unité d'action syndicale (UNAS) qui revendique une dizaine d'associations se désolidarise de la menace de grève des enseignants-chercheurs et invite à l'unité d'action syndicale et à faire confiance au Gouvernement. Yéo Kanabein Oumar, le Coordonnateur général a, dans cet entretien, invité les enseignants-chercheurs à privilégier la voix unique du dialogue avec le Gouvernement pour la recherche de solutions à leurs préoccupations. 

Depuis quelques temps, il y a des remous au sein de certaines organisations syndicales qui réclament un statut particulier. L'UNAS est en désaccord avec celles-ci. Que leur reprochez-vous ? 

Nous ne leur reprochons rien, mais nous disons qu'en tant que structure syndicale, nous avons le devoir de donner la bonne information. Nous avons fait une Assemblée générale le 12 février 2026. A cette occasion, nous avons rappelé que 90% des structures syndicales ont signé une trêve sociale avec le Gouvernement. Cela nous engage. Et depuis, nous nous inscrivons dans ce paradigme. 

Mais, n’est-ce pas que la question du statut particulier a été la première revendication qui avait été présentée par certaines organisations pendant les discussions dans le cadre de ce dialogue social ?

Oui, mais cela a été arguments contre arguments. Le problème des enseignants-chercheurs de Côte d'Ivoire n'est pas une question de statut particulier. C'est une question de revenu. C'est sur le revenu que nous nous sommes appesantis pendant les discussions. Lorsque nous sommes dans l'attente des réponses du Gouvernement et que certaines organisations veulent rétropédaler en brandissant le statut particulier, que recherchent elles ? Notre problème, c'est le revenu et avoir une bonne pension respectable et honorable pour la corporation. 

N'êtes-vous pas d'accord avec vos camarades qui revendiquent un statut particulier ?

Nous estimons qu'il ne faut pas faire la diversion. Il faut aller à l'essentiel. Le texte qui a été déposé au ministère est un texte consensuel. C'est l'ensemble des syndicats qui a travaillé. Nous avons arrêté un principe, et j'ai dit que nous ne discutons pas avec un Gouvernement, mais nous discutons avec l'Etat de Côte d'Ivoire. Si le Gouvernement actuel n'est pas réceptif à l'octroi d'un statut particulier, nous n'allons pas faire un blocage de tout le processus de négociation. On le met de côté et on poursuit les discussions. C'est intelligemment qu'on peut résoudre ce problème. 

Quel est le degré de confiance avec le Gouvernement, en ce qui concerne les négociations sectorielles ? 

Si nous ne faisions pas confiance au Gouvernement, nous ne nous serions pas assis à la table des négociations. C'est le Président de la République qui a commandé ce dialogue. Et ce dialogue est supervisé par le Ministre d'Etat, Ministre de la Fonction publique. Nous avons déposé nos documents, depuis un an. Le Gouvernement en retour a sollicité l’expertise d'un cabinet pour évaluer les incidences financières de nos revendications. Comprenez donc que ce n'est pas de la plaisanterie. Nous attendons impatiemment les résultats de ces discussions.

Avez-vous un appel à lancer à l'ensemble des organisations syndicales ?

L'appel que nous lançons à la corporation, c’est de lui dire que nous sommes dans un monde et qu’il faut tenir compte de ce monde. On n'évolue pas seul. Aujourd'hui, il y a un climat de paix. C'est vrai que nous étions habitués au syndicalisme de lutte frontale qui est la grève. Mais nous estimons que la grève est un outil. Elle représente la bombe nucléaire du syndicaliste. On l'utilise lorsqu'il n'y a plus d'issue. Mais tant qu'il y a des possibilités de dialogue, il faut privilégier cette voie. Cela ne veut pas dire que les responsables syndicaux sont corrompus. L'option de la grève se décide en Assemblée générale. Mais quand on est assis à la table des négociations, il est malsain d'attaquer. Il est malsain de faire une grève impromptue. Nous sommes encore sur la table des négociations, parce que nous avons espoir et nous faisons confiance au Président de la République et à son Gouvernement. Le jour où nous n'aurons plus confiance, nous allons aviser. 

Ange Kouamé


Tags : Société
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