17-9-2026-Afrique Univers Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) présente 2025 comme l’une des années les plus sèches depuis plus de 30 ans et appelle à une prise de conscience globale des répercussions du changement climatique sur les ressources en eau de l’ensemble de la planète.
Les données des scientifiques sur la question notent que le cycle de l’eau est davantage irrégulier et imprévisible. Mieux, elles estiment que les 7 dernières années ont été marquées par des débits fluviaux anormaux. Le stockage d'eau terrestre (dans les eaux souterraines ou les lacs et rivières) est en baisse depuis le milieu des années 2010.
Pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la planète ont perdu de la masse. Ces réserves indispensables évitent qu'une simple sécheresse ou qu'une saison sèche ne se transforme directement en crise de l'eau.
Selon le rapport, l'Asie et l'Afrique ont connu à elles deux, ces cinq dernières années, au moins la moitié de l'ensemble des épisodes extrêmes liés à l'eau qui ont été recensés et plus de 80 % des décès associés qui ont été signalés.
Il montre également qu’au cours de ces 7 dernières années, le nombre de cours d'eau dans le monde présentant un écoulement « normal » a été le plus faible depuis 1991, avec des écoulements inférieurs à la normale sur plus de 36 % de la superficie des bassins hydrographiques mondiaux.
La Corne de l'Afrique a montré que 2025 a été l'une des années les plus sèches, avec beaucoup de personnes déplacées, en Somalie notamment. L'eau ne connaissant pas de frontières, le bilan hydrique d'un bassin versant dépend de ce qu'il se passe dans plusieurs pays.
L’Organisation météorologique mondiale exhorte à une politique climatique mondiale pour protéger cette ressource vitale.
Abdoul Kader Soumahoro