22-3-2026-Les Malgaches ont vibré, le samedi 21 mars 2026, aux festivités de clôture de l’Alahamadibe ou nouvel an malgache, vieille de 5 siècles qui est célébrée à la fin d’un cycle lunaire. Symbole de renouveau et de purification, elle est l’occasion pour les Malgaches de rentrer en connexion avec leurs ancêtres, afin de les honorer et renouveler le pacte de bénédictions.
La colline d’Amboga aux encablures d’Antanarivo a servi de cadre au grand rassemblement de célébration autour d’un édifice de pierres et de bois à l’intérieur duquel la lueur des bougies se mêlait à l’odeur d’encens. Considéré comme un lieu sacré, Amboga est à la fois le plus haut sommet du versant ouest d’Antanarivo et abrite la sépulture d’un notable de l’époque royale.
Le temps de la célébration du nouvel an, les participants ont revêtu le lambahoany, un pagne noué autour de la taille ou au-dessus de la poitrine et ont dansé au rythme des fanfares. Des jours durant, les festivités ont également été marquées par des recueillements près des tombeaux.
L’Alahamadibe se clôture toujours par un sacrifice de zébu. Chaque convive quitte la colline avec une part de viande, signe que le renouveau porté par le nouvel an malgache est partagé entre tous.
Revigorées avec le sentiment d’avoir reçu le maximum de bénédictions des mannes, les familles descendent de la colline pour rejoindre une source d’eau pour se purifier. Cette source d’eau serait à l’origine de miracles, notamment pour les femmes qui peinaient à goûter au bonheur de la maternité.
Chaque année, la clôture de la célébration de l’Alahamadibe donne l’occasion aux personnes bénéficiaires de venir s’acquitter des promesses faites aux ancêtres. Ce qui se manifeste à travers des offrandes purifiées avec l’eau de la source. Il s’agit notamment d’un poulet et du miel offerts et qui symbolise la douceur.
Ange Dominique Pokpa