5-4-2026-La Commission électorale nationale (NEC) a décidé de suspendre la direction de la nouvelle coalition de l’opposition ADC et d’ordonner le gel de ses activités, en attendant que la justice tranche définitivement.
En cause, un conflit qui oppose une faction rivale qui conteste la légitimité des nouveaux leaders, au nombre desquels Atiku Aboubakar, Peter Obi ou encore Rabiu Kwankwaso ; arguant que les nouvelles nominations violent la Constitution du parti dirigé par un ancien chef du Sénat, David Mark.
Le refus de la NEC de reconnaître le parti intervient dans un contexte marqué par une vague de ralliements, alors même que l’ADC s’apprête à tenir sa convention nationale, le 14 avril 2026, en vue de la validation définitive de ses structures et de son agenda jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.
Les ambitions de l’opposition sont désormais suspendues à la prochaine décision de la Cour d’appel d’Abuja, qui doit trancher entre David Mark et Nafiu Bala Gombe, afin de dire qui est le président légitime de l’ADC. Tandis que le premier représente le nouveau visage du visage du parti, le second est un ancien vice-président de l’ADC farouchement décidé à déranger tous les plans de la coalition.
Toutefois, tout en rejetant la décision de suspension de ses activités, la coalition de l’ADC estime que la décision prononcée à son encontre est juste une parodie de justice pour faire le lit d’une victoire certaine au Congrès des progressistes (APC), parti majoritaire et au Président Bola Tinubu, soupçonnés de vouloir anéantir l’opposition et transformer le Nigeria en un Etat à parti unique.
Abdoul Kader Soumahoro