23-9-2026-Afrique Univers Les députés membres de la Commission de l’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale, participent, du 22 au 24 septembre 2026, Yamoussoukro, à un atelier de sensibilisation des parlementaires sur les enjeux relatifs à la structuration et la professionnalisation de l'Exploitation minière artisanale à petite échelle (Emape) et les dispositions spécifiques du code minier en matière de Emape.
Ce, dans le cadre du projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (Secorci 2) de l’Ong Coginta, financée par l’Union européenne.
Il s'agira, au cours de cet atelier de présenter les principales dispositions du Code minier relatives à l'Emape et les conséquences autour de l’orpaillage illégal, de mieux comprendre les différentes étapes de l'instruction des demandes d'autorisation conformément aux procédures et à la plateforme e-cadastre et de présenter les produits du projet Secorci 2, ses objectifs et ses principales réalisations en mettant un accent particulier sur les actions engagées en faveur de la structuration et de la professionnalisation de la filière aurifère artisanale, de la protection de l'environnement et du renforcement de la gouvernance locale.
Selon Mme Kouassi Dja Flore Epse Lago, présidente de la Commission de l’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale, a rappelé que le rôle du parlementaire ne se limite pas seulement à voter des lois. Il exige, a-t-elle ajouté, une mission de contrôle de l'action et de l'évaluation des politiques publiques de l'exécutif en matière de gouvernance, de transparence, de redevabilité et d'inclusion des parties prenantes.
« Dans le contexte de l'exploitation des ressources minières qui nous concernent ce jour, le parlementaire doit contribuer à promouvoir une gestion responsable et durable desdites ressources, à renforcer le respect des droits humains, à préserver l'environnement et que cette activité participe effectivement à la réduction de la pauvreté et au développement socio-économique des communautés locales », a-t-elle instruit.
Pour cela, a-t-elle insisté, les parlementaires en charge de l'évaluation des politiques publiques qui n'ont pas nécessairement tous des compétences en évaluation des politiques publiques doivent bénéficier d'un renforcement des capacités.
« Cet atelier doit donc nous permettre de mieux comprendre les dispositions du Code minier en matière des Emape et le potentiel minier de la Côte d'Ivoire, les obligations des exploitants, les démarches pour les autorisations, la traçabilité de l'or, etc. », a décliné Mme Kouassi Dja Flore Epse Lago.
Pour sa part, M. Sib Hippolyte, directeur pays de Coginta et chef de projet Secorci 2, a estimé que la connaissance et la compréhension du Code minier et les enjeux liés autour de l’orpaillage illégal par les parlementaires constituent des éléments essentiels pour favoriser une meilleure organisation du secteur et d'accompagner son évolution vers une exploitation responsable et durable. Coulibaly Gando, préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro et Cissé Vakaba, conseiller technique du Secrétaire exécutif du Conseil National de Sécurité participent à cet atelier.
Jacob Kouadio